Retour sur le salon Tech Ready 2025 : IA générative, Cloud computing et développeur augmenté
Le 3 juin dernier, la première édition du salon Tech Ready s’est tenue à la Cité des Congrès de Nantes. L’événement a rassemblé plus de 300 participants autour de 25 conférences et tables rondes, offrant un panorama riche des grandes tendances technologiques du moment. Quatre collaborateurs de SQLI Nantes étaient présents pour capter l’essence de cette journée tournée vers l’avenir. Voici les enseignements clés à retenir au sujet de l’IA Générative, du Cloud computing et du développeur augmenté.
IA générative : du prototype à l’industrialisation
Depuis fin 2024, un véritable tournant s’est opéré dans le domaine de l’intelligence artificielle. Les entreprises ne se contentent plus d’expérimenter : elles déploient désormais des projets concrets, preuve que la valeur de l’IA générative est pleinement reconnue.
Les piliers d’un déploiement réussi sont :
- Sécurité des données : un impératif absolu. Les plateformes d’hébergement doivent garantir la confidentialité, tandis que la gestion des identités permet de contrôler précisément les accès et les actions autorisées.
- Maîtrise des coûts : l’utilisation de modèles d’IA peut rapidement devenir onéreuse. Un suivi rigoureux des usages et une stratégie FinOps adaptée sont essentiels pour éviter les dérives budgétaires.
- Évaluation des modèles : choisir le bon modèle nécessite une stratégie d’évaluation robuste, combinant performance, coût et pertinence métier. Certains modèles très performants peuvent s’avérer prohibitifs financièrement.
- Suivi des mises à jour : les évolutions des modèles doivent être testées et mesurées via des pipelines automatisés, afin d’anticiper les impacts sur les applications existantes.
Le développeur augmenté : une posture en pleine mutation
Deux conférences ont particulièrement marqué les esprits sur ce sujet :
- "The AI-Powered Developer" par Sébastien Stormacq (Principal Developer Advocate chez Amazon)
- "Comment l’IA a changé ma manière de coder ?" par Dorian Ouvrard (CTO chez Vulk)
Ces deux conférences ont permis de mieux comprendre les évolutions liées à l’IA et l’émergence d’un nouveau profil de développeur.
L’IA, un copilote plus qu’un remplaçant
Loin de remplacer les développeurs, l’IA agit comme un accélérateur de productivité. Elle peut générer du code rapidement et efficacement, mais reste limitée dans la compréhension des enjeux métier, des subtilités humaines et de l’architecture logicielle. Le développeur garde donc un rôle central, mais voit sa posture évoluer.
Vers un nouveau profil de développeur :
- Curateur de code : le développeur devient un sélectionneur et modificateur de code généré par l’IA, plutôt qu’un simple rédacteur.
- Prompt engineer : il devra maîtriser l’art de la rédaction de prompts précis pour guider l’IA dans la création de solutions fiables, maintenables et évolutives.
- Spécialiste métier : la compréhension fine des besoins métier devient un atout différenciant, faisant du développeur une ressource rare et précieuse.
En somme, le développeur de demain sera un développeur augmenté, travaillant main dans la main avec l’IA pour répondre à des enjeux toujours plus complexes.
Agents conversationnels : l’âge d’or
Le salon a mis en lumière plusieurs retours d’expérience concrets sur le déploiement d’agents conversationnels, illustrant leur impact positif sur l’organisation et la productivité :
- Alfred chez Doctolib : un système multi-agents destiné aux professionnels de santé, leur permettant de résoudre de manière autonome des problématiques liées à l’usage des outils Doctolib.
- Alan chez le groupe OuiCare : un agent de type RAG (Retrieval-Augmented Generation) qui désengorge les fonctions support en répondant aux questions récurrentes sur les processus internes.
- Scout chez Strawberry : un système multi-agents déployé dans le plus grand groupe hôtelier de Scandinavie, facilitant les processus métier pour plus de 20 000 collaborateurs.
Ces solutions ont permis de fluidifier les flux de travail, renforcer l’autonomie des utilisateurs et réduire la pression sur les équipes support, tout en apportant une véritable valeur ajoutée opérationnelle.
Le Cloud computing : socle de l’innovation
Le Cloud computing continue de s’imposer comme un levier stratégique pour les entreprises, leur permettant de se concentrer sur la création de valeur métier plutôt que sur la gestion d’infrastructures.
Ses principaux atouts :
- Scalabilité et performance : pour répondre aux pics de charge et garantir une expérience utilisateur optimale.
- Optimisation des coûts : grâce à des approches FinOps de plus en plus matures.
- Agilité métier : en facilitant l’expérimentation, l’innovation et le time-to-market.
Conclusion : une révolution en marche
Le salon Tech Ready 2025 a confirmé que l’IA générative n’est plus une promesse, mais une réalité opérationnelle. Combinée à la puissance du Cloud computing, elle redéfinit les contours des métiers du numérique.
Selon le World Economic Forum, d’ici 2030 :
- 30 % des métiers seront transformés,
- 40 % des compétences actuelles deviendront obsolètes.
Il est donc urgent de s’adapter, de se former et d’embrasser cette révolution technologique pour rester compétitif.