Quels bénéfices e-commerce peut-on attendre d’une progressive web app ?

Le smartphone est le device privilégié de bon nombre d’utilisateurs dans le monde. Avec une couverture réseau et une disponibilité de la data encore inégales, l’utilisation du mobile fait face à des disparités.

Alors qu’en Europe, YouTube et Netflix représentent respectivement 30% et 23% de la consommation de la bande passante, les pays émergents sont confrontés à des performances moindres du réseau, alors que le mobile reste le principal point d’accès de cette population à internet. En 2015, Google a mis en place une nouvelle « norme » de développement pour répondre à cet enjeu : la Progressive Web Application (PWA). Quels sont ses trois principaux bénéfices pour les sites web, dans un contexte e-commerce ? Une Progressive Web Application est un applicatif accessible à partir d’un simple browser et non plus obligatoirement via le store. Cela permet d’offrir à un site web une expérience qui se veut proche d’une application native ou mobile. Sa spécificité est de s’appuyer notamment sur un manifeste permettant d’installer le site sur son mobile sans passer par un store et des services workers lui permettant de pouvoir fonctionner partiellement en cas de coupure de réseaux et d’offrir une meilleure expérience utilisateur.  

Une rapidité supérieure

Selon Google, 53% des utilisateurs abandonnent leur navigation si le temps de chargement est supérieur à 3 secondes. Sur un site PWA, le téléchargement des contenus a été optimisé de façon à garantir de bonnes performances d’affichage. Le système de cache a également été mis au point pour uniquement mettre à jour le ou les éléments modifiés depuis la dernière visite de l’internaute. Malgré un réseau très faible, Google limite les temps de chargement et assure une expérience de navigation plus rapide et plus fluide. Selon une étude de cas de Forbes, avant de passer en PWA, le taux de chargement d’une page était compris entre 3 et 12 secondes. Le changement d’architecture amène aujourd’hui à un temps de chargement de 0,8 seconde ! De son côté, AliExpress annonçait déjà en 2016 que le nombre de consultations des pages de son site avait doublé, tandis que le temps de navigation avait augmenté de 74% et que le taux de conversion avait crû de 104%. Alibaba avait alors constaté une amélioration de 76% de son taux de transformation, quand Uber offrait la possibilité de réserver une course via un réseau 2G. Du fait de l’optimisation des temps de chargement, de la diminution du taux de rebond et de l’augmentation du nombre de pages vues, les marques enregistrent un autre bénéfice direct : l’amélioration de leur référencement naturel.  

Une meilleure fiabilité

L’architecture d’une PWA offre une expérience sans accroc aux internautes. La PWA est capable de fonctionner de manière partielle, même en cas de rupture de réseaux et permet ainsi aux utilisateurs de réaliser certaines actions, comme par exemple poster un tweet qui sera publié dès le rétablissement de la connexion. Dans le cadre de l’e-commerce, cet avantage peut se traduire de deux façons : un internaute peut se loguer même s’il est hors ligne et les déperditions sont limitées lorsque l’utilisateur soumet la transaction d’une commande dès le retour du réseau.  

Un engagement renforcé

La promesse est d’arriver à une expérience utilisateur la plus proche de celle offerte par une application mobile dont les principaux atouts sont de pouvoir :

  • Disposer d’un affichage prenant l’ensemble de l’écran afin d’avoir une immersion plus importante ;
  • Créer un raccourci du site de la marque directement disponible sur son smartphone ;
  • Implémenter une stratégie de notifications pour favoriser le taux de retour et la fidélisation.

Grâce aux notifications push, Lancôme a par exemple pu constater en 2017 l’augmentation de 17% de son taux de conversion ainsi que qu’une amélioration de 8% de la récupération de panier abandonné. Malgré des performances incontestées, les sites PWA restent encore rares dans le paysage digital. Cette norme n’étant portée que par un seul acteur, Google, son adoption a été freinée. Il n’était, il y a encore peu, pas possible d’offrir une même expérience à l’ensemble des utilisateurs suivant les OS et les navigateurs. Aujourd’hui, Microsoft, Apple et d’autres acteurs ont changé de stratégie et travaillent de plus en plus avec cette architecture. Et si nous nous projetions encore plus loin ? Le smartphone est un agrégateur d’informations ; pouvoir interagir avec ces dernières de manière encore plus native permettrait d’ouvrir une multitude d’opportunités aux marques à travers leurs sites. Les utilisateurs pourraient ainsi accéder aux calendriers des futures ventes privées, ou encore réaliser des transactions en one clic en utilisant les API de paiement. PWA représente une mine d’or dont les marques mériteraient d’exploiter le potentiel !